
Lorsqu’on achète un bien assez ancien et lorsque certains diagnostics remontent à plusieurs années, il peut être plus sage de faire entreprendre des diagnostics contradictoires avant d’acheter. De quoi s’agit-il ?
Qu’entend-on par diagnostics contradictoires ?
Il s’agit des mêmes diagnostics techniques que ceux que le vendeur doit vous présenter avant l’achat de la maison à Montévrain. Cette fois-ci cependant, il revient à l’acheteur de les faire entreprendre et de les financer. C’est également lui qui contacte les diagnostiqueurs, mais ils ne doivent pas être les mêmes que ceux mandatés par le vendeur. Le but est de pouvoir effectuer une contre-expertise des évaluations déjà opérées auparavant. Les professionnels doivent être certifiés et neutres.
Pourquoi faire effectuer des diagnostics contradictoires ?
Bien qu’ils ne soient pas obligatoires, ils permettent de connaître l’état réel du bien à acheter. Certes, le DDT (dossier de diagnostics techniques) remis par le vendeur devrait déjà vous apporter toutes les informations importantes, mais en vérifiant la véracité des points évoqués, vous pouvez acheter l’esprit tranquille. Cela est plus important encore lorsque certains documents datent d’il y a plusieurs années à cause de leur durée de validité illimitée. Le but est donc de confirmer les premières informations, de mettre à jour les documents obsolètes et d’obtenir la liste précise et complète des éventuels travaux à planifier.
Quand est-ce que les diagnostics contradictoires doivent être réalisés ?
Si possible, planifiez-les au cours du délai de rétractation auquel vous avez droit après la signature du compromis de vente. Vous disposez d’une dizaine de jours et vous avez le droit de rompre l’avant-contrat en cas de mauvaises surprises. Les contre-expertises peuvent aussi vous pousser à renégocier le prix. Si l’acte de vente a déjà été signé, les diagnostics contradictoires devraient être réalisés au cours des douze mois qui suivent l’achat. Ainsi, en cas de diagnostics erronés, vous pouvez toujours exiger réparation à hauteur du préjudice subi.